Plantes rares à protéger

Le sommet du mont Sainte-Anne est recouvert d’une forêt de type sapinière à bouleau blanc de l’Est. On y retrouve des plantes plutôt rares au Québec : les plantes arctiques-alpines. Ces végétaux peu communs vivent généralement dans un milieu froid et dans le cas de ceux sur le Mt Ste-Anne,  ils peuvent être des vestiges de la dernière glaciation ou encore des végétaux capables de coloniser là ou les autres échouent comme la paroi rocheuse de la Grande Crevasse par exemple.  Les plantes retrouvées au mont Sainte-Anne ne sont pas toutes arctiques-alpines; d’autres sont calcicoles, c’est-à-dire qu’elles poussent bien en sol calcaire.

Parmi ces raretés au Québec, on retrouve :

  • La primevère du Lac Mistassini, découverte par le botaniste et explorateur André Michaud (1746-1802), lors de son passage au lac Mistassini en 1792.
  • La vergerette à feuilles segmentées découverte par Pierre Dansereau en 1934.
  • Des mousses comme l’amblyodon blanchâtre, Grout (1928-1940) et la grimmie édentée.

Le secteur de la Grande Crevasse supporte plusieurs de ces spécimens. Des randonneurs qui se promènent hors sentier contribuent par le piétinement à abîmer les végétaux et à compacter le sol. Sans ce sol, les plantes ne peuvent pousser et dépérissent.  Il est donc de notre devoir de respecter les sentiers identifiés afin de protéger les plantes rares du Québec.

Source

Synthèse du mont Sainte-Anne et du mont Blanc, Amphibia-Nature 2012.